Le Chandelier enterré par Stefan Zweig

Le Chandelier enterré

Titre de livre: Le Chandelier enterré

Auteur: Stefan Zweig


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Stefan Zweig avec Le Chandelier enterré

Livres connexes

Résumé :
Le Chandelier Enterré est un recueil de trois nouvelles écrites par l’autrichien Stefan Zweig (1881-1942) en 1937. De celles-ci émanent une inspiration mystique qui provient de la tradition juive (“le Chandelier enterré”, “Rachel contre Dieu”) et des légendes de l’Inde (“Virata”).
Ces contes qui baignent dans un certain merveilleux nous montrent les multiples facettes de l’auteur : le conteur, l’historien et le penseur.
La nouvelle “le Chandelier enterré” nous conte l’histoire d’un homme qui, toute sa vie a été à la recherche de la paix pour lui et son peuple. Ayant atteint un âge certain et devenu rabbin converti, il voit que les années qui ont passé ne lui ont pas apporté le retour à sa terre promise.
Élu pour accomplir une mission divine et vénéré par tous, il vit dans l’attente du jour où s’accomplira son destin. Tous espèrent de lui un miracle : retrouver le chandelier juif à 7 branches, la Menorah, cet objet sacré si convoité, qui depuis la chute de l’empire romain est passé de main en main au hasard des invasions. Y arrivera-t-il ?

Extrait :
" Un violent courant d’air inclina fortement la flamme du cierge collé sur la table ; elle se mit tout à coup à frissonner très fort, comme le cœur de tous ces hommes.
Ils ne reprirent haleine qu’en reconnaissant le nouvel arrivant. C’était Hyrcanos ben Hillel, le trésorier des deniers impériaux, l’orgueil de la communauté, le seul Juif qui eût accès au palais. Il avait été autorisé par faveur spéciale de la Cour à demeurer de l’autre côté de Trastevere et à porter d’élégants vêtements de couleur ; mais en ce moment, son manteau était déchiré et son visage souillé.
Tous l’entourèrent, impatients de l’entendre, car ils devinaient qu’il apportait une nouvelle – et pourtant bouleversés d’avance par le malheur que son émotion laissait pressentir.
Hyrcanos ben Hillel respira profondément. On sentait que les mots étaient arrêtés dans son gosier et ne voulaient pas sortir. Enfin il gémit :
– C’en est fait ! ils l’ont pris, ils l’ont trouvé !
– Trouvé qui ? Trouvé quoi ? Ils haletaient bruyamment.
– Le chandelier ! La menorah ! À l’arrivée des Barbares, je l’avais dissimulé dans la cuisine sous la desserte. J’avais laissé exprès les autres objets sacrés dans le trésor : la table des pains de proposition, les trompettes d’argent, la verge d’Aaron et les encensoirs ; trop de domestiques en effet connaissaient nos richesses, pour que je pusse les cacher toutes. Il n’y avait qu’une seule chose que je désirais sauver parmi les pieux ustensiles du temple : le chandelier de Moïse, le candélabre de la maison de Schelomo, la menorah."

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